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Avr 29

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Les fautes d’orthographe coûtent plusieurs millions d’euros par an aux entreprises





article issus de la syndication de flux à partir du site les infos-stratèges.


Les fautes d’orthographe coûtent plusieurs millions d’euros par an aux entreprises

TextMaster, 1ère plate-forme de traduction et de rédaction à la demande sur Internet a réalisé une étude exclusive afin de quantifier le taux de fautes dans les courriels échangés dans le monde professionnel. Le constat est alarmant : 90% des courriels envoyés par les entreprises à leurs clients contiennent au moins une faute d’orthographe. Ce chiffre atteint même 95% lorsque le courriel est rédigé dans une langue étrangère. Ceci représente un manque à gagner réel en termes d’image et de compréhension du point de vue du client, qui se chiffre à plusieurs millions d’euros !

Les fautes d’orthographe : vos meilleures ennemies

De nombreuses études ont été réalisées sur l’impact des fautes d’orthographe sur la performance des entreprises et les résultats sont sans équivoque : une seule faute d’orthographe peut avoir des effets catastrophiques sur la réalisation d’une vente ou d’un partenariat, et plus généralement sur l’image de l’entreprise.

Premières touchées : les entreprises du Web. Elles sont particulièrement sujettes à cette difficulté car les contacts directs avec leurs interlocuteurs sont quasi-inexistants. En effet, 99% des communications se font par écrit. L’envoi de courriers électroniques contenant des fautes d’orthographe a même  pour conséquence, souvent ignorée mais pourtant très fréquente, de nuire à la bonne réception des messages.

Source : communiqué de presse de Textmaster du 16 avril 2013

La faute… à qui ? à quoi ?

Ce que ne développe pas cet intéressant communiqué, c’est le pourquoi de ce grand nombre de fautes.
Il est certain que le travail dans l’urgence et le manque de rigueur, de relecture croisée systématique (par un tiers) par exemple, favorisent cet essor.
Mais il y a aussi bien d’autres facteurs plus profonds et plus lointains, notamment le niveau de maîtrise de sa propre langue (orthographe, grammaire, style…) au sortir de l’enseignement secondaire : nous pouvons témoigner de l’impressionnant nombre de fautes contenues dans les devoirs réalisés en école d’ingénieurs.

Un enjeu concurrentiel et économique certain

Le grand mérite des études évoquées par Textmaster est de tirer la sonnette d’alarme et de pointer du doigt l’enjeu financier direct.
Lorsqu’on s’évertue à expliquer aux nouveaux venus sur le marché du travail que le respect de l’orthographe, de la grammaire et du style sont primordiaux, ils le prennent pour un discours d’un autre âge, témoignant d’une certaine maniaquerie… On aura désormais des arguments hautement pertinents à avancer : on n’imaginait pas que le coût financier d’un tel écueil fût aussi important.
Il semble donc qu’il existe encore beaucoup de clients qui tiquent lorsqu’un document est entaché de fautes, le considèrent comme un travail inachevé, pour ne pas dire bâclé, et donc indigne de leur être présenté.

Personne n’est à l’abri des fautes d’inattention

Le côté cocasse de ce communiqué de presse, c’est que lors de son premier envoi par courriel, on nous affirmait que les fautes d’orthographe étaient nos "meilleures enemies" (sic)… obligeant l’entreprise à renvoyer un erratum.

L’équipe des Infostratèges, productrice en masse de textes — pour notre site, nos publications, nos supports de stage et nos rapports d’audit et de missions de conseils — est très attentive à fournir du texte qui se tienne, stylistiquement et grammaticalement, mais est parfaitement consciente que si la critique est facile, l’art est difficile. Et notamment, on laisse tous passer des fautes d’inattention ou de "précipitation".

Un phénomène de dérive généralisé

Naguère — nous n’oserons pas dire jadis — les médias, et notamment la presse papier, veillait scrupuleusement à la bonne tenue orthographique, grammaticale et stylistique de sa production. Aujourd’hui, c’est loin d’être le cas et rares sont les rédactions qui appointent encore un correcteur professionnel. Ainsi la culture de la bonne pratique de la langue par l’exemple disparaît-elle. Lorsque, notamment, un journaliste nous affirme qu’une rumeur "bruisse"…, c’est sans doute du verbe bruisser qu’il s’agit, lequel n’a hélas jamais existé ! L’habitude se prend ainsi, par capillarité, d’utiliser des verbes, vocables et tournures stylistiques ineptes, faute d’une bonne culture élémentaire du français.

Vive le style concis et précis !

Le cher Nicolas Boileau affirmait en 1674 dans son Art poétique que "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement Et les mots pour le dire viennent aisément". Il faut donc croire que la confusion s’installe dans bien des esprits, lorsqu’on lit nombre de communiqués de presse — y compris issus de prestigieuses institutions culturelles ! — qui sont à la limite du lisible et surtout du compréhensible, tant ils sont "charabiatés".

Amusons-nous un instant : « Il faudra bien un jour solutionner et éluder ce problème au niveau de tous les locuteurs, et s’y colletiner énergiquement »…
Si vous avez trouvé des fautes de vocabulaire et de style dans cette phrase, c’est que vous êtes encore à peu près conscient du bien parler et du bien écrire en français !



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