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Nov 07

Guide des bonnes pratiques linguistiques dans les entreprises



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article issus de la syndication de flux à partir du site les infos-stratèges.


Guide des bonnes pratiques linguistiques dans les entreprises

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) vient de mettre en ligne un "Guide des bonnes pratiques linguistiques dans les entreprises".

Ce guide a été développé par l’Office québécois de la langue française en collaboration avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. L’Agence universitaire de la Francophonie a apporté une aide technique à la mise en oeuvre de cet outil. Par ailleurs, ce projet a été soutenu par le ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur du Québec et le ministère des Affaires étrangères et européennes de la République française (Consulat général de France à Québec) dans le cadre de la 63e session de la Commission permanente de coopération franco-québécoise.

Le contexte international dans lequel de nombreuses entreprises françaises et québécoises s’insèrent de plus en plus profondément depuis une vingtaine d’années a fait surgir avec plus d’acuité le problème des langues dans les entreprises.

En effet, de nombreuses entreprises sont dorénavant confrontées à des modes internationaux d’organisation du travail, au titre desquels on peut citer les relations entre sièges sociaux et filiales et aussi entre filiales, l’utilisation d’outils communs à plusieurs implantations (logiciels et systèmes de gestion, équipes de travail multisites, etc.), la circulation de l’information entre ces implantations ainsi que la circulation des personnes, notamment l’affectation en France comme au Québec de cadres ne connaissant pas le français. Ainsi, les questions de langues se posent tant dans le fonctionnement interne des entreprises qu’au moment de vendre leurs produits et services. Ce processus d’internationalisation, conjugué à l’influence considérable des capitaux étrangers, concerne essentiellement trois principaux types d’entreprises : les grandes entreprises d’origine française ou québécoise, les entreprises étrangères implantées en France ou au Québec, et enfin, les PME exportatrices et importatrices.

La nécessité de communiquer au sein d’un même groupe implanté dans différentes régions du monde mais aussi la communication en contexte international et le souci de réaliser des économies conduisent fréquemment les entreprises à privilégier l’usage d’une langue unique. Cette approche a conduit certaines entreprises à imposer, consciemment ou non, l’anglais comme langue de travail à un nombre croissant de salariés et pour un nombre accru d’activités.

Promouvoir et préserver l’utilisation du français

Par rapport au problème linguistique et bien avant la mondialisation telle qu’on la connaît, le Québec et la France ont réagi en adoptant une loi destinée à promouvoir et à préserver l’utilisation du français sur leur territoire respectif. Même si les deux cadres juridiques ne se recoupent pas, de nombreux échanges avec les entreprises et les travailleurs par l’entremise des syndicats, de part et d’autre de l’Atlantique, ont corroboré le constat que les entreprises font face à des enjeux linguistiques similaires à bien des égards. La mise en application de la Charte de la langue française au Québec et de la loi du 4 août 1994 en France est d’ailleurs à l’origine d’un certain nombre de bonnes pratiques contenues dans le présent document.

Ce corpus de bonnes pratiques linguistiques dans les entreprises a donc été conçu de manière à ce que les acteurs d’une entreprise puissent s’y référer, les mettre en oeuvre, ou en demander la mise en oeuvre. Il cherche à présenter ce que pourrait être une gestion explicite de l’ensemble des questions de langues, ce qui peut être défini comme une politique linguistique d’entreprise. L’option prise pour son élaboration a été de le fonder sur une analyse de faits sociaux et de définir des objectifs linguistiques les mieux adaptés à différentes situations de la vie d’une entreprise. Cet objectif se traduit par une double exigence : celle de compétitivité économique et celle de cohésion sociale. Adopter de bons principes de gestion constitue l’un des meilleurs moyens pour faire face aux exigences de compétitivité économique des entreprises.

Plus d’infos : www.auf.org/bureau-europe-de-l-ouest/publications-regionales/guide-des-bonnes-pratiques-linguistiques-dans-les-/