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Mai 23

Archives ouvertes : recommandations pour l’édition universitaire allemande





article issus de la syndication de flux à partir du site les infos-stratèges.


Archives ouvertes : recommandations pour l’édition universitaire allemande

L’Initiative allemande pour l’information en réseau (Deutsche Initiative für Netzwerkinformation — DINI) vient de mettre en ligne une traduction française de ses recommandations pour les archives ouvertes et d’autres plateformes en libre accès.

Un système de communication scientifique bouleversé par Internet

Internet et les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont bouleversé le système de la communication scientifique de fond en comble. De nouveaux dispositifs de distribution et de médiation se mettent en place, tel que le mouvement international vers le libre accès, dont l’objectif est la mise en ligne gratuite d’information scientifique.

Les archives ouvertes des institutions scientifiques en Allemagne

Beaucoup d’institutions scientifiques se sont déjà investies dans le domaine des services de dépôts et de publication en libre accès. Elles se donnent les moyens de rendre leurs publications disponibles en ligne pour un public international, et de les conserver. En Allemagne, le Conseil scientifique et la Conférence des présidents des Universités soutiennent ce développement ; le Ministère Fédéral de l’Education et de la Recherche et l’Agence Allemande pour la Recherche (DFG) subventionnent ces projets en priorité.

Une nécessaire homogénéité et compatibilité internationales

Ceci étant, les projets doivent s’appuyer sur une technologie confirmée et être compatibles avec des normes internationales pour optimiser la visibilité et l’impact de la production des chercheurs, pour refléter la performance scientifique d’une université ou d’un organisme de recherche.

Des premières recommandations à l’édition 2010

Pour accompagner les projets et définir un cadre d’infrastructures, le groupe de travail « édition numérique » du DINI s’est saisi assez tôt de cette question et a publié début 2002 des recommandations pour l’édition universitaire. Par la suite, DINI a formalisé une série de critères dans le certificat DINI Services de dépôts et de publication en libre accès qui après deux éditions en 2004 et 2007 sort aujourd’hui dans une 3e version (2010) ; cette dernière version détaille tous les aspects techniques, organisationnels et juridiques nécessaires pour créer et faire fonctionner de tels services dans la durée.

La 3e édition du certificat DINI Services de dépôts et de publication en libre accès de 2010 tient compte des développements internationaux mentionnés ci-dessus et décrit comment de tels services peuvent contribuer à normaliser la publication en libre accès. Nous avons renoncé à un certificat modulaire afin de souligner la nécessité de normes et procédures partagées dans le processus scientifique. Mais nous sommes conscients que les spécificités disciplinaires peuvent limiter la portée d’une norme au sens strict.

La traduction française du document

C’est en arvil 2012 que la version française a été publiée sur le site de l’Université Humboldt de Berlin.

Source : Synthèse du document français.

Un plus vaste accès à la connaissance pour tous

Toutes les initiatives d’archives ouvertes du monde scientifique participent au triomphe du plus large accès à la connaissance pour tous. Le monde de l’édition a longempts joué ce rôle de diffuseur du savoir sur cette longue période où le livre constituait le seul mmode de transmission commode et relativement économique du savoir, et donc un réel apport positif pour cet accès ouvert. Mais aujourd’hui, les canaux de diffusion les plus larges et les plus modiques se sont déplacés du livre édité vers la publication en ligne, dont les coûts de diffusion sont par ailleurs devenus marginaux. C’est ainsi que, peu à peu, le monde scientifique peut prendre directement l’initiative de diffusion scientifique et publier sous licence libre l’ensemble de sa production intellectuelle et s’affranchir du modèle économique des éditeurs.

L’idée selon laquelle le sérieux éditorial serait garantie par un éditeur grâce à son comité scientifique a déjà été balayée sur notre site lors d’une actualité du 3 décembre 2007 sur l’initiative de l’Université libre de Bruxelles, sur l’intervention de son recteur, Bernard Rentier, dont nous avions publié le message : les scientifiques qui siègent dans les comités du même nom sont présicément ces universitaires qui aujourd’hui sont tout aussi capables de suivre la qualité de ce qui est publié directement dans le cadre des institutions de recherche auxquelles ils appartiennent. 

En savoir plus

Voir la notice bilbliographique de la traduction sur le site de l’Université Humboldt (avec son résumé) :
http://edoc.hu-berlin.de/docviews/abstract.php?id=39243

Télécharger le document traduit au format pdf (1.4 Mo) :
http://edoc.hu-berlin.de/series/dini-schriften/2010-3-fr/PDF/dini-zertifikat-2010-3-fr.pdf
Bien sûr, ce document est lui aussi sous licence libre et peut donc être utilisé pour s’inspirer des pratiques qu’il préconise.

Lire notre actualité du 3 Décembre : Open Access : nouvelle initiative ; vers la fin de l’édition scientifique ? et le message de Bernard Rentier, recteur de l’Université libre de Bruxelles.



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