article issus de la syndication de flux à partir du site les infos-stratèges.
La fiabilité de la source fait la crédibilité d’un site
C’est à nouveau l’excellent site de L’Atelier BNP Paribas qui nous donne l’occasion de proposer une réflexion professionnelle de fond… ou plutôt de disserter sur une évidence pour les métiers de l’information-communication.
Sous le titre "La fiabilité de la source fait la crédibilité d’un site, pas l’inverse" un artilce non signé sur le site de L’Atelier, constate que "Les sites ou blogs d’entreprise qui fournissent du contenu ont tout intérêt à indiquer leurs sources d’informations. Pour les internautes, cet aspect est primordial."
Une évidence quasi-déontologique
La plupart des professionnels ayant à traiter de l’information sont en effet soumis à ce régime. Il en va ainsi autant de l’historien qui gagne à citer ses sources pour asseoir le sérieux de ses travaux, que du juriste qui étaie sa démonstration par des arguments de textes juridiques et/ou de jurisprudences, ou du journaliste qui cite ses sources — à moins qu’il n’invoque la confidentialité de ses sources ; c’est ici l’exception qui confirme la règle.
En bref, tous les métiers qui sont amenés à manipuler de l’information gagnent à citer leurs sources.
Des internautes plus critiques qu’on ne l’aurait cru ?
Ce qui est notable dans l’article de notre confrère, c’est que "Pour les internautes, cet aspect est primordial."
En d’autres termes, le mythe du gogo internaute qui croit aveuglément ce qu’il lit sur le net parce que "c’est sur Internet" commence à laisser place à l’image plus nuancée d’un internaute critique, exigeant, qui ne se contente pas de simples assertions gratuites, en l’air, mais qui attend des preuves, des possibilités de recoupements de l’information, bref, veut des liens — n’est-ce pas de la nature même du Web ? — pour se faire lui-même son opinion.
Et cela, c’est une excellente nouvelle qui tendrait à prouver que des décennies de décervellement sous l’influence de certains médias de masse n’ont pu entamer un certain esprit critique. Le Web 2.0 n’est sans doute pas étranger à cette tendance. Même si tous les avis d’internautes ne brillent pas par un sens critique aiguisé, posé et construit, l’habitude se prend de ne plus recevoir une chose comme vraie sans qu’on ne l’ait vérifiée soi-même, ce qui, au fond, nous ramène exactement à la définition de la méthode cartésienne.
La crédibilité "virale"
L’article, s’appuyant sur une étude d’universitaires américains de l’université de Pennsylvanie, issue du JMC Quaterly (Journalism & Mass Communication Quarterly), souligne que plus les sources citées sont elles-mêmes sérieuses, donc crédibles, plus l’article s’appuyant sur celles-ci l’est aux yeux des internautes.
Cette crédibilité virale rejoint le bon vieil algorithme de Google, connu sous la marque déposée Page Rank, qui a fait en grande partie le succès de Google et qui s’appuie à la fois sur le nombre de liens entrants sur une page web (donc, notamment, vers un article) et sur la qualité éditoriale de ces derniers. Ici, on retrouve le même principe, mais cette fois adossé aux citations insérées dans un article et non aux liens entrants que celui-ci récolte a posteriori.
Une certaine rigueur de travail intellectuel récompensée
Ceci nous ramène à une certaine exigence de rigueur dans le travail intellectuel.
Car la pratique consistant à citer ses sources n’est pas qu’une manie de documentaliste ou d’historien ayant été bien formé, mais c’est l’expression d’une forme de rigueur professionnelle. En effet, citer ses sources, nécessite de s’appuyer sur celles-ci et de ne pas se contenter d’analyses impressionnistes du style "je pense que…", mais bel et bien de faire l’effort d’étayer, de structurer sa pensée et son raisonnement, le cas échéant en appelant d’autres auteurs à l’appui de ses dires.
Lire l’article sur le site de L’atelier BNP Paribas : www.atelier.net/trends/articles/fiabilite-de-source-credibilite-dun-site-linverse
article issus de la syndication de flux à partir du site les infos-stratèges.
Outils collaboratifs et intérêt individuel
Deux articles récemment publiés sur le site de l’Atelier BNP-Paribas mettent l’accent sur l’importance et l’intérêt personnels de l’individu dans les outils collaboratifs et autres réseaux sociaux d’entreprise.
Nous ne souhaitons pas critiquer la pertinence de tels articles, mais il est pour le moins étonnant qu’il faille rappeler de telles évidences sociologiques et psychologiques.
Des solutions techniques miracle…
La psychologie sociale de base, surtout dans notre pays à l’esprit individualiste, montre que tout part, non du groupe, mais de l’individu. Il est donc évident que pour intéresser (pour ne pas dire appâter) un collaborateur dans une entreprise (nous insistons sur le terme collaborateur puisqu’il s’agit précisément de collaborer) il faut lui montrer que l’outil qu’on lui demande d’utiliser lui apporte quelque chose à lui avant tout. Il est évident que si l’outil collaboratif n’est vécu que comme un pensum auquel il est obligatoire de contribuer, mais que personne ne fournit d’information et d’éléments quelconque qui apporte au salarié, à quoi bon continuer ?
Mais voilà, trop d’entreprises pensent (si l’on ose dire à ce niveau) encore les outils collaboratifs avant tout comme des outils et non comme des vecteurs d’enrichissement personnel.
Où l’on revient à l’expression très sensée de Jean Michel (ancien président de l’ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation) mais aussi de l’AFAV Association française de l’analyse de la valeur) que nous aimons citer tant elle est limpide et lapidaire : "la croyance aveugle en des solutions techniques miracle".
Beaucoup de dirigeants, influencés en cela par des informaticiens "orientés système" et non "orientés service" s’imaginent qu’il suffit d’implanter — naguère — un logiciel de groupware, aujourdhui un portail collaboratif, un wiki ou autre outil de partage pour que la mayonnaise prenne, pour dire simplement les choses.
… Aux réalités humaines de terrain
Voici déjà une quinzaine d’années, Serge K. Levan, un des pionniers du groupware en France était intervenu dans une conférence sur le thème : "Le projet groupware, un projet de gestion avant tout". Il mettait ainsi l’accent sur la nécessité de penser le projet en termes de gestion humaine, bien plus qu’en termes d’investissement financier, matériel et logiciel.
Combien d’entreprises et de collectivités, faute d’avoir ainsi pensé leur projet n’ont pas échoué dans leur intranet, ou dans tout autre outil collaboratif ? Les exemples hélas, ne manquent pas…
Il est donc essentiel de repartir de la seule richesse vivante en entreprise, celle qui peut prospérer ou péricliter selon le style de management : les hommes. Jean Bodin, humaniste du 16ème siècle, considérait déjà qu’ "Il n’est de richesse que d’hommes". Même si notre monde s’est technologisé depuis, il ne faut jamais perdre de vue que toute cette technique doit être au service de l’homme et non l’inverse. Et ce n’est pas qu’une question de bien pensance humaniste, puisqu’à la clé réside le succès ou le cuisant et coûteux échec du projet.
Les articles sur le site de L’Atelier BNP Paribas
Pour populariser le collaboratif, il faut d’abord penser bénéfice individuel, Renato Martinelli, 07 février 2012 :
www.atelier.net/trends/articles/populariser-collaboratif-faut-dabord-penser-benefice-individuel
Le succès d’un outil collaboratif tient à la place accordée à l’individu, article non signé, 17 février 2012 :
www.atelier.net/trends/articles/succes-dun-outil-collaboratif-tient-place-accordee-lindividu


